Stéphane Casalta : retour sur la disparition du chanteur corse et son album posthume

Morgana Bouchard

juillet 18, 2026

Stéphane Casalta était un chanteur, auteur-compositeur-interprète, musicien et producteur corse né à Bastia vers 1968 ou 1969. Il s’est éteint brutalement le 28 août 2025 dans sa ville natale, à l’âge de 56 ans, laissant derrière lui une œuvre dense et profondément méditerranéenne. En avril 2026, un album posthume intitulé Canti a Lucendiluna est venu clore un parcours artistique marqué par l’exigence et l’ouverture.

Stéphane Casalta : l’essentiel

  • 🎵 Nom complet : Stéphane Casalta
  • 📅 Naissance : Vers 1968-1969, à Bastia (Corse)
  • 🎸 Activités : Chanteur, auteur-compositeur-interprète, musicien, producteur
  • 🎤 Groupes : Membre d’A Filetta (dès 11 ans), fondateur de Giramondu (1993)
  • 💿 Albums solo phares : Una Preghera, Terra è Celu, Fantasia
  • 🤝 Collaborations : Franca Masu, Jean-Paul Poletti, Marco Lamioni, Giovanni Ceccarelli, Rosela Libertad
  • 🌍 Projets : Animantiga, Magicanima, studio Arcipelagu
  • ⚰️ Décès : 28 août 2025 à Bastia (56 ans)
  • 🆕 Album posthume : Canti a Lucendiluna (avril 2026)

Qui est Stéphane Casalta ?

Stéphane Casalta est un artiste corse complet – chanteur, auteur, compositeur, musicien et producteur – dont la carrière a embrassé plus de quarante ans de création musicale entre tradition polyphonique et métissages méditerranéens. Né à Bastia à la fin des années 1960, il a très tôt été immergé dans l’univers de la polyphonie corse, qu’il n’a cessé de faire évoluer jusqu’à sa disparition soudaine en 2025.

Son parcours se lit comme une plongée dans l’âme musicale de l’île. Très jeune, il intègre le célèbre ensemble polyphonique A Filetta, où il reçoit l’enseignement de Jean-Claude Acquaviva et de Michel Frassati. Ces années « militantes », comme les qualifiait son ami Maxime Merlandi, forgent chez lui un socle vocal et une exigence artistique qui ne le quitteront plus. Il participe aux premiers enregistrements du groupe avant de voler de ses propres ailes au début des années 1990.

En 1993, Stéphane Casalta fonde Giramondu avec d’anciens camarades d’A Filetta et d’I Muvrini. Le nom du groupe (« tour du monde ») annonce déjà une ouverture qui deviendra sa signature. Giramondu sort deux albums salués par la critique – Un’ideale (1995) et Mediterraniu (2000) – avant de se dissoudre une dizaine d’années plus tard. La suite de sa carrière sera solo, mais jamais solitaire, car il multiplie les collaborations.

stéphane casalta

Quel a été son parcours musical ?

Stéphane Casalta a construit un itinéraire musical en quatre grandes étapes : l’apprentissage au sein d’A Filetta, l’aventure collective de Giramondu, une carrière solo féconde, et la création de projets transversaux comme Animantiga ou Magicanima. Chacune de ces phases témoigne d’un même besoin d’explorer de nouveaux territoires sonores tout en restant profondément enraciné dans la culture insulaire.

Les débuts précoces avec A Filetta restent une véritable école. Il y découvre la force de la polyphonie corse et l’importance de la transmission orale. Son départ au début des années 90 n’est pas une rupture mais une émancipation : il souhaite déjà confronter ce patrimoine à d’autres influences. Giramondu incarne cette première transition, en mariant les voix corses à des rythmes et des harmonies venus d’ailleurs, préfigurant ce que l’on appellera plus tard la « world music » méditerranéenne.

Après l’arrêt du groupe, Casalta entame une discographie solo qui compte plusieurs albums remarqués : Una Preghera, Terra è Celu et Fantasia. Ces disques lui permettent d’affirmer une écriture personnelle, où le corse et l’italien se mêlent, où la guitare dialogue avec des arrangements plus contemporains. En parallèle, il fonde son propre studio, Arcipelagu, à Bastia, pour garder le contrôle sur sa production et offrir un espace de création aux musiciens insulaires.

Quels sont ses albums et projets marquants ?

La discographie de Stéphane Casalta compte plusieurs albums solo importants, des projets collectifs novateurs comme Animantiga, et une série de collaborations transfrontalières avec des artistes corses, sardes et italiens. Son travail se caractérise par une recherche constante d’équilibre entre fidélité aux racines et invention contemporaine.

  • 🎵 Un’ideale (1995) et Mediterraniu (2000) – Albums avec Giramondu, véritables manifestes d’une polyphonie ouverte sur la Méditerranée.
  • 🎵 Una Preghera – Premier album solo qui assoit sa réputation de chanteur à la voix singulière et de compositeur exigeant.
  • 🎵 Terra è Celu – Un disque où les thèmes de la terre, du ciel et de l’appartenance insulaire sont au cœur de l’écriture.
  • 🎵 Fantasia – Un opus plus récent, disponible sur toutes les plateformes, qui confirme son goût pour les textures sonores inédites.
  • 🎵 Animantiga – Projet mêlant polyphonies, textures vocales et écritures méditerranéennes, décrit par Casalta lui-même comme une passerelle entre mémoire et modernité.
  • 🎵 Magicanima – Duo formé avec son épouse Rosela Libertad, chanteuse et guitariste, avec qui il se produisait encore en Italie en août 2025.

Ses collaborations sont tout aussi révélatrices de son appétit d’échanges. Il travaille avec Franca Masu, chanteuse sarde, donnant naissance à un projet scénique transfrontalier salué par la Collectivité de Corse comme une rencontre artistique majeure entre la Corse et la Sardaigne. Il collabore également avec Jean-Paul Poletti, autre monument de la polyphonie corse, le producteur Marco Lamioni et le pianiste Giovanni Ceccarelli.

Quel chanteur corse est décédé récemment ?

Le chanteur corse Stéphane Casalta est décédé le 28 août 2025 à Bastia, à l’âge de 56 ans, suscitant une vive émotion dans le monde de la musique méditerranéenne. Sa mort brutale a été annoncée par plusieurs médias corses et nationaux, dont France 3 Corse ViaStella qui lui a consacré un hommage télévisé le 29 août. Il était toujours en activité et s’était produit sur scène quelques jours plus tôt, le 9 août, à Vernazza en Italie, aux côtés de Rosela Libertad.

Plusieurs artistes et personnalités de l’île ont salué sa mémoire. Jérôme Casalonga, directeur du Centre national de création musicale à Pigna, a évoqué « un homme d’une gentillesse extrême, personnage de la culture insulaire contemporaine, un citoyen du monde ». Maxime Merlandi, ami proche et pilier de Barbara Furtuna, a souligné son caractère de « créatif permanent », passant des heures à échanger autour de la musique, de la politique et de la Corse.

Quelles sont les causes de sa mort ?

Les causes exactes du décès de Stéphane Casalta n’ont pas été rendues publiques par sa famille ni par les communiqués officiels. Les médias, notamment Corse Matin et France 3 Corse ViaStella, parlent d’une « mort brutale » et d’une « disparition subite ». Aucune information ne laisse entendre qu’il souffrait d’une maladie connue du public, et les recherches associées sur Google montrent qu’aucune pathologie précise n’a été confirmée à ce jour.

Cette discrétion entourant les circonstances de sa mort respecte la volonté des proches, mais elle alimente inévitablement les interrogations. Ce qui demeure certain, c’est la soudaineté de la nouvelle, survenue alors que l’artiste semblait en pleine activité créatrice et scénique.

À retenir : Malgré les rumeurs et les mots-clés « Stéphane Casalta maladie » ou « de quoi est mort Stéphane Casalta » fréquemment tapés dans les moteurs de recherche, aucune cause médicale spécifique n’a été officiellement communiquée en 2026. L’artiste est simplement décédé de manière brutale à son domicile de Bastia.

Un album posthume en 2026 : Canti a Lucendiluna

En avril 2026 est sorti Canti a Lucendiluna, l’album posthume de Stéphane Casalta, disponible en version physique dans les commerces de l’île et sur toutes les plateformes de téléchargement. Ce disque est présenté comme le dernier projet qu’il menait avant sa mort et constitue un hommage vibrant à son art.

L’annonce de cette publication a été relayée par Corse Net Infos et confirmée par sa page Deezer. L’album symbolise une ultime transmission de sa part, un « chant au clair de lune » qui reflète bien la poésie discrète qui habitait son œuvre. Les fans peuvent y retrouver son univers fait de guitares aériennes, de polyphonies épurées et d’influences méditerranéennes, le tout enregistré dans son studio Arcipelagu.

Stéphane Casalta et la transmission de la culture corse

Au-delà de ses albums, Stéphane Casalta a joué un rôle de passeur, en créant des ponts entre les générations de musiciens et entre les cultures méditerranéennes. Son studio bastiais a accueilli de nombreux jeunes artistes insulaires, perpétuant la tradition orale tout en la confrontant aux techniques modernes d’enregistrement.

Il expliquait lui-même que son travail ne relevait pas de la parodie d’un genre, mais d’une recherche exigeante pour récupérer une tradition qui risquait de se perdre. Cette approche, à la fois respectueuse et audacieuse, lui a valu le respect de ses pairs et a contribué à faire rayonner la musique corse bien au-delà des frontières de l’île.

Où écouter la musique de Stéphane Casalta ?

L’intégralité de la discographie de Stéphane Casalta est disponible en streaming sur les principales plateformes : Spotify, Apple Music, Deezer et YouTube. On y retrouve aussi bien les albums de Giramondu que ses disques solo, ses collaborations et le tout récent Canti a Lucendiluna.

Pour celles et ceux qui souhaitent approfondir, sa chaîne YouTube officielle et son site internet stephanecasalta.com conservent des enregistrements live et des archives précieuses. Enfin, l’hommage diffusé par France 3 Corse ViaStella reste accessible en replay sur france.tv jusqu’au 29 août 2026.

✨ Mon verdict

En 2026, la disparition de Stéphane Casalta continue de résonner comme une perte immense pour la musique corse et méditerranéenne. Son parcours, de l’apprentissage rigoureux chez A Filetta aux expérimentations de Magicanima, incarne une fidélité profonde à ses racines doublée d’une curiosité insatiable pour l’ailleurs.

Trois choses marquent durablement son héritage :

  1. Une voix et une écriture singulières, capables de faire vibrer le corse et l’italien avec la même intensité émotionnelle.
  2. Un refus des étiquettes : Casalta n’a jamais été seulement un chanteur polyphonique, mais un explorateur de formes, à l’aise avec les textures électroniques comme avec les chants traditionnels.
  3. Une indépendance farouche, matérialisée par la création de son propre studio et de son label, qui lui a permis de garder le cap sur ses exigences artistiques jusqu’au bout.

À tous ceux qui découvrent son travail, je recommande de commencer par Fantasia pour sa modernité, puis de plonger dans Mediterraniu pour comprendre ses influences, et enfin d’écouter Canti a Lucendiluna pour goûter à son ultime message. Stéphane Casalta n’aura pas eu le temps de vieillir sur scène, mais il laisse une œuvre qui, elle, continuera de grandir auprès des auditeurs.

Et vous, quel titre ou album de Stéphane Casalta vous a le plus touché ? Avez-vous eu la chance de le voir en concert ? Racontez-nous en commentaire – votre témoignage fera vivre sa musique.

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